Jean-Louis Barthod,#président des Amis du Comté

(publié le 21 mars 2005)

Président de la fruitière de Frasne, Jean-Louis Barthod est également à la tête des Amis du Comté, une association destinée à la promotion de notre fromage. L’homme est aussi discret qu’efficace.

Le 15 mars, au Relais des Tourbières, à Frasne, un bon repas prolongeait l’assemblée générale annuelle de la coopérative. Jean-Louis Barthod, qui la préside depuis cinq ans, avait réuni là les seize producteurs de la fruitière, le fromager, Albert Troutet, et son épouse, le précieux comptable ainsi que les présidents des coop voisines de Boujailles et de Pontarlier. Deux grandes tables où le plaisir de se retrouver est palpable. Le président est assis en bout de table, discrètement. Car l’homme est discret, se fait volontiers prier pour se raconter - sans trop résister toutefois - la moustache rieuse. «Il ne se fâche jamais, et il rigole tout le temps», confie Marie-Claude Troutet, la vendeuse de la coop.

A 48 ans, ce fils unique d’une famille d’agriculteurs gère le GAEC Barthod–Pelletier, à Frasne, avec son associé Christian Pelletier. A eux deux, depuis 1992, ils élèvent 70 laitières. Jean-Louis Barthod se dit avant tout paysan. «Pas de pays sans paysan», affirme-t-il. Mais ce paysan-là ne se contente pas de faire tourner la ferme et la fruitière. Président de la caisse locale Groupama Frasne Drugeon, administrateur à Groupama Grand Est, skieur occasionnel (50 kilomètres de Transjurassienne en 5h30, cette année, avant la traite du soir), il est également président des Amis du comté, une association créée il y a un an à l’initiative du CIGC, qui souhaitait s’appuyer sur les nombreuses personnes de la filière susceptibles d’être des ambassadeurs du Comté.

«Pourquoi on a pensé à moi? Sans doute parce que j’assure l’animation de la ferme de Cessey, où l’on présente le Comté, avec mon ami “le Tasmanien”, producteur à Bouverans.» Tous les deux, ils animent les Mercredis d’accueil, en juillet et août, depuis quatre ans, ou encore les foires de Besançon ou de Dijon, ou encore un stand sur la Transju... «Cette première année a plutôt été une année de recensement de ce qui se fait en matière de promotion. La seconde sera consacrée à répondre aux demandes d’animations : la Percée du vin jaune, la foire de Paiherol, dans le Cantal, le Sihra de Lyon (lire page 5). Mon souci, c’est de gérer le temps : je suis marié, j’ai trois enfants, et le métier de président de fruitière est difficile. Le président est le pilier de la structure, il a un réel besoin de formation. J’envisage de passer la main. Il est important qu’il y ait un roulement, que chaque producteur se rende compte du travail.»