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Crédits photos :
Thierry Petit / Editions Tigibus.
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Histoire et anecdotes
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Dans sa forme actuelle, la fruitière existe depuis 1922.
« On ne sait pas trop comment ça fonctionnait, avant » raconte Maurice Etievant, président. Il y avait d’autres fromageries dans le secteur (Montigny-les-Arsures, Pupillin…).
Ci-contre: Maurice Etiévant, président de la fruitière dans les caves de pré-affinage. Elles ont été creusées par les fondateurs de la fruitière.
La petite histoire raconte que la fruitière est née du rapprochement des Arboisiens avec leurs collègues de Mesnay, lesquels avaient quelques soucis. Pour un motif bien de l’époque dans ce pays où les affrontements entre les « rouges » et les « blancs » étaient vifs : le fromager de Mesnay aurait été prié d’aller faire cailler du lait ailleurs, au prétexte qu’il allait à la… messe ! 
Les fondateurs ont pu créer leur fruitière avec leur propre argent et en bénéficiant de quelques dons. | |
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Nous sommes dans un pays où la polyculture est la règle avec une importante activité viticole. A l’origine, les paysans vignerons élèvent 4 ou 5 vaches, ceux qui ne font pas de vignes moins d’une dizaine. Les apports de lait de chacun ne sont pas élevés. Dans une ville comme Arbois, les coulées quotidiennes mettent de l’animation. Une quarantaine de producteurs qui débarquent, ça ne passe pas inaperçu. Souvent avec des carrioles qui ont fait la légende des coulées. Il n’a pas que les paysans. Il y aussi les gens du pays qui viennent acheter leur lait pour leur consommation quotidienne. Au risque de ne pas en laisser suffisamment pour la fabrication des fromages. (ci-contre : Jean Gauthier)
« Quand Jean Gauthier a pris ses fonctions en 1961, pour le mois de février, il n’a fabriqué que 17 fromages ! » On buvait donc aussi beaucoup de lait à Arbois. Le trésorier de la fruitière buvait du « petit-lait » : la caisse se remplissait plus vite que les cuves. La vente de lait était aussi une sécurité. On se souvient aussi qu’après la coulée, quelques sociétaires s’attablaient au Café des deux pins, juste à côté. Et, cette fois, pas pour boire du lait.
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