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• Avant la Seconde guerre mondiale émerge l’incontestable personnalité de Marius Crut, une légende arboisienne dans une cité qui ne manque pas de figures de caractère. Orphelin, voiturier, il sait acquérir une culture générale sans être allé – ou peu – à l’école. Paysan, digne héritier des « tou’s’t’chefs », il est un syndicaliste dans l’âme qui n’a peur de rien, ni de personne, pas même d’Edgar Faure, tout président du Conseil ou ministre qu’il soit, ou de quelques autres représentants de l’autorité. • Malheur au fonctionnaire pris d’une subite crise de zèle : Marius quittait immédiatement Arbois pour se rendre à la Préfecture (par exemple) afin de faire entendre sa vérité au fonctionnaire par trop empressé ! Marius Crut sera président de la fruitière dans les années 1930. Jusqu’à la fin de sa vie, dans les années 1960, il ne détellera jamais.
• A partir des années 1960, se constitue une solide équipe autour d’Aristide Etiévant – dit Titi. Il y a les Boivin, Crinquand, Johann. Un comité de gérance solide qui prend des décisions importantes. L’amélioration du logement du fromager en fait partie. C’est un gage de stabilité. 
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