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>> Une filière organisée et solidaire / Le Comité Interprofessionnel du Gruyère de Comté (CIGC) 


Le Comité Interprofessionnel du Gruyère de Comté

Le Comité Interprofessionnel du Gruyère de Comté a été créé par décret le 11 juin 1963 (par la suite, l’emploi du mot Gruyère fut abandonné pour désigner l’AOC, mais le sigle du CIGC est resté). Son Assemblée Plénière est composée de représentants de tous les métiers de la filière.
Il est présidé par Monsieur Claude Vermot-Desroches, producteur de lait à Cademène (Doubs).

Le bureau consulte pour avis 4 commissions spécialisées autour des grands volets de l’activité du CIGC :
• La commission Publicité
décide des orientations stratégiques et budgétaires en matière de communication au sens large.
• La commission Information a en charge le dossier Internet et les publications internes (Nouvelles du Comté et Actu Comté).
• La commission Économie s’efforce de suivre les évolutions du marché et de le maintenir en équilibre, notamment dans le cadre d’un plan de campagne.
• La commission Technique-Recherche définit les orientations des programmes de recherche menés par l’Interprofession. Elle assure un gros travail de préparation et de consultation préalable aux propositions d’amélioration du cahier des charges qu’elle fait devant l’Assemblée Plénière.

Les Commissions sont largement ouvertes aux forces vives de la filière. Les Présidents de Commission participent aux réunions de bureau du CIGC.

Contact :
CIGC
Avenue de la Résistance - BP 20026 - 39801 POLIGNY cedex
Tél : 03 84 37 23 51 - Fax : 03 84 37 07 85 - cigc@comte.com

Les deux grandes missions du CIGC

> L’une consiste à assurer au consommateur le respect de ses attentes en terme de préservation de l’environnement, de process artisanal non industrialisé, de produit naturel et authentique.

> L’autre est de permettre aux producteurs attachés à un terroir difficile, le Massif jurassien, d’y exercer une activité économique pérenne, facteur d’aménagement du territoire et de protection des paysages.

> Ses grands volets d’action sont :
• La gestion du marché du Comté
• La réglementation constitutive de l’AOP : définition et contrôle en tant qu’organisme de défense et de gestion (ODG)
• La recherche
• La représentation politique de l’AOP sur les plans national et international
• La protection juridique de l’AOP
• Les actions de maîtrise technique
• La publicité
• La cohésion interne de la filière

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Les moyens du CIGC

CIGC Budget 2009Le budget annuel du CIGC se monte à environ 6,3 millions d'euros.
95 % des recettes proviennent de la vente des plaques vertes*, auxquelles s’ajoutent des subventions des différentes collectivités, notamment pour la recherche.

*Les plaques vertes sont de véritables petites plaques ovales de caséine (la même protéine que l’on retrouve dans tous les fromages) qui sont emprisonnées dans la croûte, en surface de chaque meule, au moment de la fabrication. La plaque verte permet l’identification de chaque meule de Comté avec son lieu et son jour de fabrication.

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5 principaux organismes partenaires du CIGC

> CTFC : Comité Technique des Fromages Comtois - Rôle : service d’assistance technique spécifique de la filière : appui technique, laboratoire d’analyses, production de ferments lactiques, analyse sensorielle, études statistiques…

> URFAC : Union Régionale des Fromages d’Appellation d’origine comtois - Associant depuis février 2007 les 4 AOP franc-comtoises (Bleu de Gex, Comté, Mont d’Or, Morbier), l’URFAC assure trois missions principales : l’animation d’un service technique commun aux AOP régionales ; la mise en place collective d’une démarche de contrôle ; la gestion commune des laits non conformes.

> INAO - Institut National de l’Origine et de la Qualité - Rôle : prononcer la reconnaissance des produits susceptibles de bénéficier d’un signe d’identification de qualité et de l’origine (SIQO) ; s’assurer de leur bonne gestion par les Organismes de Gestion ; s’assurer du contrôle du respect des cahiers des charges ; contribuer à la défense et à la promotion des SIQO tant en France qu’à l’étranger.

> INRA - Institut National de Recherches Agronomiques - Rôle : recherche fondamentale et appliquée sur les produits agricoles. Il existe 200 unités de recherche. Celle de Poligny travaille sur le lait et les fromages.

> CNAOL - Branche AOP de l’interprofession laitière française, le CNAOL représente les intérêts des filières fromagères AOP aux niveaux français et communautaires.

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Les grands chantiers du CIGC

> Développer l’AOP sur la base d’une politique d’excellence

> Participer en tant qu’ODG (organisme de gestion) à la définition des plans de contrôle de l’AOP sous la responsabilité d’un organisme certificateur et organiser la mise en place des contrôles internes en fromagerie et à la ferme.

> Protéger juridiquement l’AOP pour éviter le parasitisme

> Défendre politiquement le concept d’AOP, et appuyer le rôle primordial de la FNAOC
Le CIGC assure l’animation de la FNAOC (Fédération Nationale des Appellations d’Origine Contrôlée). La FNAOC, forte aujourd’hui de 16 syndicats AOP, a progressivement renforcé sa crédibilité et est largement reconnue aux niveaux
national et communautaire.

> Mettre en place les « plans de campagne »

> Améliorer la qualité, un souci permanent
• Suivi des contaminants et suivi sanitaire pour anticiper et éviter les crises
• Agréer les aliments du bétail pour garantir la cohérence

> Assurer le renouvellement/recrutement des fromagers

> Encourager la recherche biologique et santé, la voie de l’avenir
• Mettre en place une collection de « souches Comté » pour préserver le patrimoine biologique de la Filière
• Maintenir la diversité microbienne : la clé de la richesse aromatique
• Développer l’autonomie de l’alimentation du bétail : la garantie non-OGM
• Informer sur les effets positifs des fromages au lait cru sur la santé : des études en voie de publication
• Répondre aux attentes du consommateur dans les domaines de la santé, de la nutrition, du développement durable, etc.

> Mener des actions de publicité, communication et promotion
• Campagnes nationales de publicité : le fer de lance de la notoriété
• Etudes : pour apprendre et mesurer
• Campagnes à l’étranger : franchir les frontières
• Editions : les valeurs de l’écrit
• Communication Interne : le secret de la mobilisation collective
www.comte.com : la force du web
• Promotion : la stratégie du terrain
• Sponsoring / relations publiques / relations presse : pour accroître la visibilité et la notoriété

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L'équipe du CIGC

Les différents Collèges

Premier Collège : Représentants des exploitants agricoles producteurs de lait

Deuxième collège : Représentants des coopératives laitières fabriquant du Comté

Troisième collège : Représentants de fabricants de fromages autres que les coopératives

Quatrième collège : Représentants des commerçants en produits laitiers

Membres de droit : Le président du Comité national des produits laitiers (CNPL) et le président de l’Association nationale des appellations d’origine agricole ou son représentant (ANAOA).

Le Bureau

Vermot-Desroches Claude
Président :
Claude Vermot-Desroches, producteur à Cademène (Doubs)

Rivoire-Spahis Véronique
1ère vice-présidente :
Véronique Rivoire-Spahis, fromagerie Rivoire-Jacquemin à Montmorot (Jura)

Champon Emmanuel
2e vice-président :
Emmanuel Champon, fruitière d'Aromas (Jura)

Hugon Rémi
Secrétaire :
Rémi Hugon, fruitière de Monnet-la-Ville (Jura)

Chevalier Eric
Trésorier :
Éric Chevalier, groupe Entremont

Chauvin Dominique   Marmier Bernard
Membres :

Dominique Chauvin (à gauche), producteur à Mignovillard (Jura) et Bernard Marmier, fruitière de Bouverans (Doubs)

Arnaud Jean-Charles    Vernerey Antoine
Membres de droit de l'assemblée :

Jean-Charles Arnaud (à gauche), Fromagerie Arnaud-Juraflore à Poligny, président du Comité national des appellations d'origine laitières, agroalimentaires et forestières de l'INAO
Antoine Vernerey, représentant de l’Association nationale des appellations d’origine agricole

Les Commissions

Petite Lionel
Président de la Commission économique :
Lionel Petite, fromageries Petite aux Granges-Narboz (Doubs)

Dubos Patrick
Président de la Commission technique :
Patrick Duboz, fruitière de Vernierfontaine (Doubs)

Jouffroy Jean-Pierre
Président de la Commission publicité- export :
Jean-Pierre Jouffroy, fromagerie de Lavernay (Doubs), groupe Ermitage

Nicod Pascal
Président de la Commission information :
Pascal Nicod, producteur à Hautepierre-le-Châtelet (Doubs)

Les autres membres de l'Assemblée

Jantet Olivier
Olivier Jantet, producteur à Esserval-Tartre (Jura)

Grillot Vincent
Vincent Grillot, Fromagerie Grillot à Ornans (Doubs), coopérative CAL de Blamont

Morelon Luc
Luc Morelon, groupe Lactalis (Mayenne)

Philippe Claude
Claude Philippe, fromagerie Philippe à Septfontaines (Doubs)

Royer Frédéric
Frédéric Royer, crémier, fromagerie Boujon à Thonon (Haute-Savoie)

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Le personnel du CIGC

CIGC Personnel avril 20091 - Marie Neyrinck, chargée de la gestion du plan de campagne et du contrôle de la qualité des fromages sur quai d’expédition

2 - Florence Compagnon, responsable de l’animation des Routes du Comté, de la tenue à jour du site Internet comte.com

3 - Élisabeth Arnoud, comptable, responsable des dossiers de subventions

4 - Aurélia Chimier, responsable de la communication (publicité, partenariats, salons, export, suivi du marché, etc.)

CIGC Personnel avril 2009 silhouettes5 - Stéphanie Demarais, animatrice de la Maison du Comté

6 - Christelle Rémy, secrétaire comptable

7 - Philippe Guyot, technicien associé à divers programmes de recherche sur les ferments et gestionnaire de la collection de souches

8 - Ginette Buisson, secrétariat et accueil

9 - Jean-Marc Bernardin, responsable de la logistique

10 - Denise Renard, chef de service et responsable des dossiers sanitaire, contrôle et information

11 - Jean-Jacques Bret, directeur du CIGC (ci-contre)

12 - Éric de Lamarlière, contrôleur de la qualité, animateur des commissions d'examen organoleptique et responsable du suivi des aliments du bétail

13 - Yvette Bouton, chargée de recherches sur la microflore (du lait cru, en affinage, etc.)

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Jean-Jacques Bret, directeur : "Être à l'écoute de l'interprofession"

Bret Jean-JacquesJanvier 2010.

Directeur de l'interprofession du Comté, Jean-Jacques Bret s'exprime à coeur ouvert sur la mission qui lui est confiée.

Une interprofession, c'est un peu comme un tandem (sport que vous appréciez par ailleurs !). Il faut s'accorder sur un rythme, avancer à l'unisson. Mais qui donne la direction ?
Le CIGC doit être à l'image de la filière Comté où les opérateurs sont maîtres de leurs décisions. Il est l'organisme de défense de l'AOP, le bras de la filière, mais il agit sous le contrôle des professionnels, producteurs, fromageries, affineurs. Je veille à maintenir un dialogue permanent avec les professionnels de l'interprofession grâce à un rythme régulier de rencontres, de contacts téléphoniques, d'e-mail. Le 4e vendredi du mois, la réunion de bureau permet de faire l'état des lieux des nombreux dossiers gérés par le CIGC. Rien n'est laissé dans l'ombre. Ce rendez-vous mensuel avec une dizaine de responsables professionnels est pour moi, une exigence, une hygiène de travail indispensable au bon fonctionnement démocratique de l’interprofession.

Jean-Jacques Bret roule pour le Comté !Quelle est aujourd'hui votre mission au CIGC ?
En plus de la direction de l'interprofession, je gère 2 dossiers en direct : le plan de campagne ainsi que l'évolution du cahier des charges du Comté. Pour ces deux dossiers qui nécessitent un large niveau de consensus, mon rôle est de permettre à chacune des sensibilités de la filière d’être prise en compte et de rendre conciliables nos propositions avec les droits français et communautaires. L’évolution du cahier des charges est un challenge qui nécessite un dialogue très poussé autour de l’idée principale : comment intégrer la modernité sans renoncer à son identité. Je dois aussi veiller à ce que l'interprofession ne prenne pas de mesures qui viennent provoquer des distorsions de concurrences entre opérateurs de la filière. Il faut être irréprochable pour que la confiance existe.

Vous êtes souvent partis à Paris, à Bruxelles ?
Ma fonction principale est de faire l'interface entre l'AOP Comté et l'extérieur. Nous sommes dans une société un peu folle. La compétition économique se joue sur les marchés mais aussi aux niveaux politique et réglementaire. Il nous faut être en permanence sur tous les fronts. On nous attend sur des dossiers comme l'environnement, la nutrition-santé, l'étiquetage, le décret fromage : chaque jour ou presque nous devons organiser des contre-feux, mobiliser des scientifiques, des politiques, des experts, qui nous appuient pour parer aux mauvais coups innombrables dont nos filières traditionnelles sont l’objet.

Jean-Jacques Bret à la tribune d'un colloque sur la maîtrise de l'offre à Reggio Emilia en Italie, en juin 2008.Les AOP sont minoritaires à l'échelon international. Elles ont du resserrer les coudes ?
La valeur de solidarité qui cimente la filière Comté joue également un rôle fondamental dans sa relation à son environnement. Nous n’agissons quasi jamais seuls. Il y a seulement 20 ans, l'AOC n'était pas encore reconnue sur le plan réglementaire européen. Nous avons su créer dès 1985 des solidarités, faisant appel à des réseaux d'amis au sein des fromages d'appellations de différents pays, Edgar Faure et Michel Barnier (entre autres) nous ont aidés et nous sommes parvenus à nos fins en 1992. En 1995, nous avons créé la Fédération nationale des AOC (FNAOC), elle-même appuyée par l’interprofession laitière et sa branche AOC, le CNAOL. Souvent nous agissons ensemble par lobbying, et quand il faut, nous mobilisons nos parlementaires. À l'échelon mondial, il est encore plus difficile de faire entendre sa voix, c'est pourquoi nous avons créé ORIGIN. La dernière création collective en 2007 a été l'URFAC, Union régionale des fromages d'appellations franc-comtoises qui a permis de travailler de manière cohérente sur deux gros dossiers : le contrôle et le sanitaire.

Quelle perception avez-vous de l’avenir ?
La première force de la filière Comté ce sont ses valeurs. Après 26 ans de ce métier, je reste ébahi que la microsociété qu’est cette filière soit parvenue à les conserver. Et c’est précisément pourquoi elle réussit : elle s’adapte, mais ne suit pas les modes, car elle est forte de sa culture. Elle a résisté au matraquage du modèle breton, porté y compris par son environnement administratif et politique, elle a résisté aux mirages de la concentration, de l’intensification. Pendant que certains diminuaient leur durée d’affinage, elle allongeait celle du Comté ; avec la mesure des 25 km, elle a contribué au maintien de ses fruitières. Elle est mieux qu’un village gaulois car elle résiste en s’adaptant, et finalement elle gagne, mais surtout sans suivre les chemins que les conseilleurs de tout poil lui prodiguent. Elle écoute d’abord les valeurs qui lui ont été léguées par les précédentes générations. Avec ce bagage, la filière Comté peut affronter n’importe quel avenir. Et sincèrement, je suis admiratif.

La communication, c'est capital !

Préparation des photos de recettes et des brochures pour les Routes du Comté avec Florence Compagnon.

Juillet 2009.

La communication, c'est la mission d'Aurélia Chimier. Suivant les orientations prises par l'interprofession du Comté, elle intervient à plusieurs niveaux : publicité, partenariats, salons, export, suivi du marché...

Le volet publicité-communication du Comté représente un budget de 3,9 millions d'euros, soit 62,3 % du budget annuel du CIGC. Il est financé à 95 % par la vente des plaques vertes et géré par une commission composée de représentants de la filière AOP. Cette mission est stratégique car elle vient renforcer la notoriété du Comté de manière collective et se place en complémentarité avec le travail de communication réalisé par les entreprises qui vendent le fromage.
À la fin de ses études d'ingénieur agricole, Aurélia Chimier a fait un stage à la fondation Pierre Fabre, réputée pour ses actions de mécénat. Cette expérience a agit comme un révélateur : « J'ai eu envie de faire la promotion d'un produit avec un vrai message, une vraie éthique, un produit qui a du sens », explique Aurélia Chimier.
Depuis 10 ans, elle travaille au CIGC comme responsable de la communication pour le Comté. Sa stratégie : « Garder le contact avec la vérité du produit. »

Accueil d'une délégation de journalistes américains à la fromagerie de Mièges en 2009.Trois missions prioritaires :

• L'animation de la commission publicité qui décide de la stratégie de promotion du Comté. « Cette commission représente l'ensemble de la filière. Il faut essayer de trouver des consensus, construire des ponts entre la vision du producteur et celle du directeur de marketing d'un grand groupe ». L'efficacité des campagnes de publicité nationales est vérifiée à chaque fois : « Nous gardons à l'esprit que le budget de la communication est apporté par les acteurs de la filière. »
• Les relations avec la presse et le public où Aurélia joue “un rôle d’entremettrice” pour que les journalistes et les groupes de visiteurs puissent rencontrer les acteurs de la filière. « Le Comté est un produit avec un affectif très fort. On ne vend pas seulement un fromage mais un territoire, un état d'esprit et des hommes. L'accueil et les contacts sont plutôt bons ! »
• La communication interne au sein de la filière est assurée en partie par des collaborateurs, salariés du CIGC (organisation du concours des prairies fleuries, Les Nouvelles du Comté, les supports de communication...). « J'interviens également ponctuellement auprès des producteurs en leur donnant quelques clés pour présenter leur produit, notamment en salon. »

Chimier Aurélia lors d'un séminaire au Japon.> L'export.- Aurélia gère aussi les campagnes de publicité sur les 4 pays ciblés par l'interprofession, Allemagne, Belgique, Japon et États-Unis. Elle se rend une à deux fois par an dans chaque pays pour piloter les projets avec les agences, rencontrer les prescripteurs locaux et participer à des événements de relations publiques, parfois aux côtés d’un producteur ou d’un affineur.

> La commission des contrats.- Aurélia Chimier participe également à la commission des contrats pour les prix des fromages. Elle y présente une synthèse graphique sur les évolutions de la moyenne pondérée nationale et des stocks. « Nous sommes peu nombreux au CIGC et nous mettons à profit la polyvalence de chacun, en l'occurence un peu de connaissances informatiques !
Je n'interviens que s'il est nécessaire d'animer le dialogue entre les différents collèges de la commission : producteurs, coopératives et affineurs... L'ensemble des missions qui me sont confiées me permettent d'avoir une vision globale du marché : depuis le départ en cave, avec la commission des contrats, jusqu'au moment de la vente, grâce aux panels de distributeurs et de consommateurs que nous interrogeons régulièrement. »

> Et encore...- Diverses actions s'inscrivent également dans la mission de communication : le sponsoring, la création de documents mis à disposition des acteurs (dépliants, fiches recettes...), le fonctionnement de la Maison du Comté en lien avec les animateurs, les plannings des foires et salons, en collaboration avec les Amis du Comté et le GAG (Groupuscule d'actions gustatives).

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La gestion des plaques vertes

Marie Neyrinck est en relation avec les fromageries et calcule leur droit à produire du Comté en fonction des éléments qu’elles lui fournissent. Elle est garante du respect des règles du plan de campagne, dont elle étudie la mise en oeuvre avec chacune des 162 fromageries, et chacune est un cas particulier ! Christelle Rémy, secrétaire comptable au CIGC , se charge des commandes de plaques vertes sur Internet, du suivi des retours et de la facturation.Octobre 2009.

Une équipe du CIGC gère quotidiennement les commandes et les envois de plaques vertes. Un suivi qui exige une grande réactivité.

Calcul du nombre de plaques vertes.- Les ateliers de fabrication fromagère en AOP Comté peuvent obtenir un certain nombre de plaques vertes correspondant à un poids de Comté. Ce poids est calculé annuellement par le CIGC sur la base du quota laitier détenu par les producteurs livrant à l'atelier. La référence plaque verte de l’atelier qui en découle prend aussi en compte le taux de spécialisation, le rendement fromager et le poids moyen des meules.

150 kg de plaques vertes arrivent chaque mois au CIGC . Une palette de cartons à contrôler... Ginette Buisson et Isabelle Chanut, secrétaires à l'accueil, font les envois de plaques vertes aux fromageries et gèrent les commandes de plaques complémentaires. Tous les mois, elles réalisent des comptages pour vérifier le nombre de plaques livrées.La commande des plaques vertes.- Les plaques vertes sont commandées chaque mois par les fromageries en fonction de leurs prévisions de production.

Aussi sur Internet !- Depuis peu, les fromageries peuvent également commander leurs plaques vertes sur internet et d'autres articles en se connectant au site : www.espacecomte.com

Un suivi quotidien...- Les ateliers peuvent également faire réactualiser ce nombre de plaques vertes, si leur quota laitier vient à évoluer avec l'arrivée ou le départ de producteurs, un transfert de foncier, une dotation laitière pour jeune agriculteur... « Notre objectif est de rester au plus près de la réalité », explique Marie Neyrinck, chargée de la gestion des plaques vertes au CIGC. Elle assure cette mission depuis un an et demi à mi-temps et consacre le reste de son activité aux contrôles internes à l'AOP. «Une connaissance du terrain bien utile car la gestion des plaques vertes c'est le nerf de la guerre !»

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La coordination sanitaire et l'organisation des contrôles AOP, deux missions pour Denise Renard

Denise Renard assure aussi une mission d'organisation au CIGC où « il faut être attentif aux dysfonctionnements, réunir les équipes, susciter des idées, trouver des solutions... dans un esprit de service de la filière. En résumé, mettre de l'huile dans les rouages. »Avril 2010.

Lien entre les professionnels et l’administration, le CIGC s’est fixé le devoir de faciliter la communication entre les uns et les autres : informer les professionnels des réglementations et assurer leur mise en place dans les différents sites de production d'une part, agir auprès de l’administration pour que soient reconnues et admises les spécificités des filières AOC d'autre part. Telle est la mission de Denise Renard, au travers de 2 dossiers qu'elle suit particulièrement au CIGC : la sécurité sanitaire et la coordination des contrôles.

Sécurité Sanitaire : une veille permanente
« En matière sanitaire, l'AOP se doit d'être irréprochable et s'adapter à une réglementation qui ne cesse d'évoluer », souligne Denise Renard. La sécurité sanitaire s'est organisée de manière collective, dès 1992, à l'occasion de la parution d’une norme européenne. Le CIGC et le Comité Technique du Comté (aujourd'hui CTFC) ont mis en place un contrôle microbiologique des produits, formé les fromagers aux contraintes d'hygiène, créé des études HACCP, réalisé des guides des bonnes pratiques pour les producteurs de lait et les fromageries. « La création de référentiels communs en collaboration avec les fédérations de coopératives et les services vétérinaires, nous a obligés, point par point à trouver des solutions qui concilient réglementation et pratiques professionnelles. » Faire reconnaître les spécificités des productions AOP au lait cru ne fut pas évident. La responsable de la sécurité sanitaire du Comté se souvient par exemple du combat qu'il a fallu mener pour continuer à utiliser du cuivre dans les fromageries et des planches en bois en caves d'affinage !
Depuis 4 ans, la démarche sanitaire s'est élargie à l'ensemble des AOP Morbier, Comté, Mont d'Or, Bleu du Haut-Jura avec la création dans le cadre de l’URFAC, d’une commission sanitaire, animée par Denise Renard. La commission, composée de professionnels et de techniciens, prend régulièrement connaissance des problèmes de terrain et propose des actions. Elle s’appuie principalement sur le coordinateur sanitaire URFAC, Jean-Marie Ducret, chargé d'aider les producteurs à écarter les laits qui ne conviendraient pas. « Le chantier actuel de l'URFAC, après avoir bâti un plan de contrôle commun aux 4 AOP est de faire officialiser toutes ces mesures dans le cadre d’un “accord interprofessionnel lait AOP franc-comtois” ».

Les contrôles : prouver la qualité des AOP
Le contrôle des AOP européennes est régi par une nouvelle réglementation depuis le 1er juillet 2008. Le CIGC a choisi d'organiser ces contrôles en lien avec l'URFAC. « Ce qui a nécessité de mettre au point des procédures communes et de mutualiser nos moyens, y compris en personnel ». Une commission suivi qualité URFAC a été créée pour examiner les résultats des contrôles communs aux 4 AOP et la commission "Suivi qualité du Comté" examine les résultats des contrôles réalisés sur le produit : « Pour apporter des informations cohérentes et significatives à ces commissions, je m'appuie sur le travail d'Éric de Lamarlière qui anime les “commissions examen organoleptique”, sur celui d'Olivier Magda, qui réalise le suivi des audits de terrain et sur celui de Marie Neyrinck, chargée des contrôles du Comté en cave d’affinage. »
Le mérite de la filière Comté est d'avoir anticipé ces contrôles dès 2000, en mettant en place la démarche de qualification des élevages et des fromageries, démarche qui a habitué les producteurs d’AOC à ce qu'une personne extérieure vienne valider leurs pratiques. « Cet engagement volontaire et sans sanction a permis à l'époque de régler l'essentiel des problèmes, indique Denise Renard. Aujourd'hui ne subsistent que des problèmes résiduels, qui font l'objet d'un plan de mise en conformité avec des échéances.
De nombreux progrès ont été réalisés depuis 10 ans au niveau de la traçabilité. L'habitude de rigueur des gens de la filière et la volonté constante des responsables professionnels de travailler en commun ont permis de négocier le virage des nouveaux contrôles sans trop de difficulté ».

Les Nouvelles du Comté> Au service de l'information avec Les Nouvelles du Comté.- Le personnel du CIGC adopte une certaine polyvalence. Denise Renard a ainsi élargi son champ d'action à la coordination de la conception des Nouvelles du Comté dont la réalisation est confiée à des partenaires spécialisés, tous basés en Franche-Comté. Les Nouvelles du Comté sont conçues sous le contrôle de la Commission Information du CIGC , composée de professionnels du Comté et qui se réunit 2 fois par trimestre. Tiré à 8 500 exemplaires, ce trimestriel est destiné à tous les acteurs de la filière Comté et à son environnement professionnel et administratif. Les Nouvelles du Comté sont également adressées à l'ensemble des élus politiques de la région et à plus de 1400 journalistes (presse locale, nationale, gastronomique...). Son contenu alimente ce site Internet et génère de nombreux articles.

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Gastronomie et tourisme sur les Routes du Comté

Les Routes du ComtéLe Comté doit être considéré dans cette démarche de promotion comme l’ambassadeur authentique et de qualité de sa région de production.Juillet 2010.

Les Routes du Comté existent sous leur forme modernisée depuis 2002. Elles font désormais partie du patrimoine franc-comtois et leur fréquentation les met à l'égal des grands sites touristiques régionaux.

Les Routes du Comté, c’est un réseau original fondé sur le lien étroit qui réunit le Comté et le tourisme sur toute la zone AOP et dans les Montagnes du Jura. Il regroupe en priorité des fermes, des fruitières et des caves d’affinage que l’on peut visiter, tout comme les musées fromagers ou la Maison du Comté, mais aussi des activités de pleine nature directement liées à la découverte des paysages et des pratiques agricoles régionales ; ainsi que des “étapes gourmandes” constituées de bonnes adresses de points de vente de produits régionaux, de crémerie et de différentes formes de restauration. Et s’il fallait encore prouver combien le Comté est ancré dans sa région d’origine, les Routes du Comté associent également une large offre d’hébergements typiques et d’idées de séjours surprenantes pour réussir vacances ou excursions au Pays du Comté ! Depuis 2008, les Routes du Comté s'échappent hors de leurs frontières naturelles pour nommer des Ambassadeurs du Pays du Comté. Cette action, conduite en relation étroite avec les Amis du Comté, est valorisante pour le Comté et son terroir ainsi que pour les Fromagers Ambassadeurs, auprès de leurs clientèles.

Florence Compagnon : «Les visites sur le terrain auprès des acteurs des Routes du Comté sont essentielles pour mettre à jour au quotidien l'offre touristique. L'objectif des Routes du Comté c'est aussi d'amener le plus de personnes possibles dans les fromageries pour visiter, acheter...»1 euro par visiteur et par an

Avec un budget d'environ 200 000 euros, les Routes du Comté, c'est à peu près 1 euro investi par visiteur et par an. Les retombées attendues en terme de tourisme, d'emploi et de consommation du Comté sont réelles. Plus de 200 000 personnes s'intéressent au Comté tous les ans, les fruitières accueillent de plus en plus de visites... « On ne mangera plus du Comté comme avant » est sans doute la phrase la plus souvent rapportée par les visiteurs. Cette familiarité avec le Comté est alimentée aussi par une newsletter, La savoureuse Lettre du Comté, envoyée chaque mois à plus de 22 000 adresses clients, relayée sur les sites Internet du Comté.

L'engagement des fromagers

L'engagement des acteurs se fait sur la base du volontariat. Il repose souvent sur l'engagement des fromagers qui sont à l'avant-poste pour recevoir les visiteurs.
Et quand ces vacanciers prennent sur leur temps de loisirs pour découvrir un métier et des gestes qui sont à leurs yeux exceptionnels et précieux, quel beau cadeau pour la filière Comté !

Nicolas Bouveret : «Le Comté est un produit fantastique, porteur de valeurs sociétales pertinentes, qui peut défendre un message traditionnel rigoureux en utilisant les moyens de communication les plus modernes. Les Routes du Comté s'appuient sur une réflexion globale, une cohérence des actions. L'avenir est d'être encore plus présent auprès des visiteurs potentiels grâce aux outils Internet, aux Ambassades du Pays du Comté et aux animations des Amis du Comté.»> La fidélité des partenaires.- Le CIGC finance 59 % du budget des Routes et reçoit, dans le cadre d'un programme-cadre 2007/2013, le soutient de 5 partenaires financiers : la DATAR (Délégation interministérielle à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale), la Région, les départements du Doubs, du Jura et de l'Ain. Les Routes du Comté travaillent régulièrement avec des partenaires locaux comme le collectif Montagnes du Jura, le comité régional du tourisme, les 3 comités départementaux de tourisme, les organismes viticoles, les réseaux d'accueil à la ferme, les GTJ (Grandes traversées du Jura), le Parc naturel régional du Haut Jura, les fédérations de coopératives laitières.

Jean-Marc Bernardin fournit les sites touristiques en matériel publicitaire aux couleurs du Comté.> Au service des Routes.- Depuis presque 10 ans, les Routes du Comté fédèrent et organisent une offre existante. Pour animer ce réseau, elles s'appuient sur une équipe d'animation composée de Florence Compagnon (CIGC) et Nicolas Bouveret (Nansen Développement, www.nansen.fr, intervenant extérieur), qui travaillent en relation étroite avec la direction du CIGC et du comité de pilotage des Routes, Aurélia Chimier (responsable communication du CIGC), Véronique Socié (animatrice des Amis du Comté) et Jean-Marc Bernardin, pilier de la logistique des Routes du Comté.

--> www.lesroutesducomte.com

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Comité Interprofessionnel du Gruyère de Comté - 39800 POLIGNY - 03 84 37 23 51 - cigc@comte.com