Les sociétaires d’Arc-sous-Montenot ont compté parmi les pionniers du Programme Terroir. Ils vous livrent les secrets de leurs fromages.
La façade a fait peau neuve – au niveau peinture – mais laisse apparaître les solides pierres d’un beau bâtiment construit juste après la fondation statutaire de la fruitière d’Arc-sous-Montenot en 1905. La fruitière a été pionnière en matière de Programme Terroir. Les résultats sont connus depuis 1999. « Je crois que la coop avait été repérée pour son fromage au goût particulier », avoue sans déplaisir le président Gérard Coquard. Les coopérateurs conservent de cette expérience « une bonne analyse de leur territoire ». Traditionnellement composée exclusivement de sociétaires du village, la fruitière a accueilli ces dernières années deux producteurs venus des villages voisins de Dournon et Lemuy. Elle s’est adaptée avec une collecte mixte du lait (coulée et ramassage). Si l’on s’en tient à la longévité des fromagers – trois seulement depuis 1945 – on a là l’indice d’une fruitière qui connaît son métier... Et qui a donc assumé depuis des années les multiples mises aux normes et fourni sa part dans la vie de la filière. « Nous étions favorables au plan de campagne, mais il faudrait être plus directif. Nous respectons les règles du jeu, d’autres ne le font pas. » Après la construction d’une station d’épuration individuelle, les projets d’investissements concernent la réfection de la cave. « Nous sommes un groupe de producteurs impliqués, explique le président. Chaque mois, nous nous retrouvons pour charger les fromages. La proximité joue pleinement son rôle quand l’un ou l’autre a un problème. » > Le terroir d’Arc-sous-Montenot Le bassin laitier d’Arc-sous-Montenot, situé en bordure des seconds plateaux du Jura central, assure la transition entre la pointe du plateau de Champagnole (limité à l’ouest par la chaîne de l’Euthe) et le plateau de Levier. L’altitude moyenne est de 670 m avec des terres qui s’échelonnent entre 630 et 700 m environ. Du point de vue du sous-sol, on observe une très grande homogénéité puisque près de 86 % de la surface du bassin laitier est composée de Jurassique supérieur marnocalcaire à l’affleurement, à l’origine de sols aérés et profonds en grande majorité. Six unités agro-pédologiques différentes sont rencontrées.
> Précipitations et températures Les précipitations sont très abondantes, de l’ordre de 1588 mm annuels en moyenne. La température moyenne annuelle est de 9,1 °C avec une amplitude thermique de 16,8 °C. > La flore Pas moins de 128 espèces différentes sont recensées. Les principales plantes aromatiques de ce beau bouquet garni sont : la flouve odorante, le pissenlit, l’achillée millefeuille, la carotte sauvage, le cumin des prés, le cerfeuil des prés, la brunelle, la sauge des prés, le thym faux-pouliot, l’ortie royale, la petite pimprenelle, l’alchémille jaune-vert et coriace, la mauve musquée, la pensée tricolore, les moutardes, la cardamine ou cresson des prés, la capselle bourse à pasteur, et les gaillets. |