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Le Comté fête ses 50 ans d’AOC en 2008 ! | Le Comté est millénaire, mais ce n'est qu'en 1958 qu'il a obtenu son Appellation d'Origine Contrôlée (AOC)... 50 ans plus tard, l’occasion est donnée de mesurer le chemin parcouru.
Le Comté est bien plus qu’un grand fromage. Il est un patrimoine partagé depuis des siècles par tout un territoire, qui s’étend sur le Jura, le Doubs (deux départements de la région Franche-Comté) et l’Ain (département de la région Rhône-Alpes). Le Comté exprime le lien des hommes à leur terre. Si son élaboration obéit à des gestes, à des traditions communes à tout un territoire, chaque meule nous parle de sa fruitière, de sa micro-région, de sa saison, du savoir-faire particulier de son maître-fromager et de son affineur. Le Comté est ici un sujet de conversation inépuisable. C’est la rudesse des longs hivers du Massif jurassien qui, dès le Moyen-Âge, commanda aux hommes de transformer le lait en un fromage «de garde», appelé alors Vachelin. Seuls des fromages de grande taille et à pâte pressée cuite permettaient une conservation susceptible de répondre aux besoins d’une famille entière pendant toute la saison froide. La longévité du produit, et sa «bonification» avec le temps, en faisaient par ailleurs un produit exportable hors des limites régionales, et donc susceptible de procurer par l’échange, de nouvelles ressources. Ces grandes meules nécessitant beaucoup de lait (500 litres en moyenne), les fermiers s’unissaient en coopérative et apportaient leur production à la «fructerie», appelée aujourd’hui fruitière (ils faisaient fructifier leur apport individuel). Cette forme originale d’organisation villageoise est née il y a 8 siècles, mais ces valeurs de solidarité et de partage n’ont jamais été abandonnées, comme n’ont jamais été abandonnés les gestes, les traditions artisanales qui firent du Comté ce grand fromage. Cahier des « chances » et patrimoine bien vivant Fort de sa spécificité, de sa valeur culturelle et de son importance économique pour sa région, le Comté fut, le 17 juillet 1958, l’un des premiers fromages à se voir attribuer une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC). Cette signature concrétisait la lutte opiniâtre engagée par quelques producteurs régionaux d’avant-garde, qui avaient dans une première étape obtenu, en vertu d’un jugement du tribunal de Dijon du 22 juillet 1952, une définition de la zone de production de l’AOC dans les limites de l’ancienne province de Comté. Les progrès de la filière Comté enregistrés depuis cette époque témoignent de la pertinence de cette lutte. L’AOC, en délimitant l’aire de production, se révèle une protection efficace et permet le maintien d’une activité économique dans des zones défavorisées. Et le cahier des charges qui s’impose aux producteurs doit bien plus être considéré comme un cahier des « chances », tant il permet au produit de répondre aux attentes de la société bien sûr sur le plan organoleptique, mais aussi en termes de respect de l’environnement et de maintien de la biodiversité. 50 ans plus tard, les Hommes du Comté ont su prendre le meilleur de la modernité et la tradition artisanale reste un patrimoine bien vivant et bien défendu. |
La Grande Coulée / 17 juillet | 17 juillet 1958 : parution du décret qui donne naissance à l’AOC Comté. 17 juillet 2008 : cinquante ans après, à Champagnole, une manifestation symbolique permettra de s’attarder sur le chemin parcouru et de mieux baliser celui de l’avenir.
Dans l’histoire du Comté, la coulée garde une image forte. Celle des retrouvailles bi quotidiennes de tous les sociétaires apportant leur lait à la fromagerie. L’évolution de l’agriculture a conduit vers d’autres pratiques, le ramassage de lait par camion citerne remplaçant ce double rendez-vous. Quelques fromageries – comme Bouverans, Frasne, Saint-Antoine, Crosey-le-Petit... – perpétuent toutefois cette tradition. Le jeudi 17 juillet, il y aura des retrouvailles généralisées. Des délégations venues de toutes les fromageries de la filière Comté convergeront vers Champagnole pour participer à une coulée particulière. Chacune des 165 délégations apportera un bien précieux : quelques litres de lait prélevés le matin même à la fromagerie. Ce lait sera versé dans une unique cuve pour être fromagé et transformé en Comté. Un seul Comté, mais ô combien symbolique : celui du cinquantième anniversaire qui vaudra bien la devise « Un pour tous, et tous pour un ». Il y aura dans ce fromage des laits venant des quelque 230 000 vaches traites chaque jour dans 3 500 exploitations de la filière. Ce sera la plus grande et éphémère coulée jamais organisée, digne d’un livre des records. Qui ne sera pas le seul : on dégustera ce jour-là des Comtés apportés par toutes les fromageries. > Claude Vermot-Desroches : « Prendre le temps de regarder le chemin parcouru » La Grande coulée sera l’un des temps forts des manifestations du cinquantième anniversaire, comme l’explique Claude Vermot-Desroches, président du CIGC : « La filière Comté est en perpétuelle évolution et doit sans cesse s'adapter. Elle doit également élaborer des stratégies pour défendre ses particularités. Pendant ce temps les années passent et nous ne prenons pas le temps de regarder le chemin parcouru. Le Comté, notre fromage, est millénaire mais sa reconnaissance en AOC a 50 ans. C'est très peu à l'échelle de sa vie mais c'est énorme dans l'univers de la réglementation des signes de qualité. Il apparaît important de marquer cet anniversaire en hommage à tous les producteurs, tous les fromagers, tous les affineurs qui ont construit la renommée de notre fromage. » Claude Vermot-Desroches ajoute : « Outre son goût inimitable, le Comté, c'est un produit artisanal, une organisation solidaire, avec de nombreux acteurs répartis sur tout le massif jurassien. Pour rappeler ce perpétuel fonctionnement, nous avons eu l’idée de cette Grande Coulée. Ces laits venus de toutes les fruitières se mélangeront pour symboliser cette solidarité qui est non seulement source de prospérité mais aussi un système moderne où les femmes et les hommes ont tous une importance déterminante dans l'histoire du Comté ». > Retrouvez ici le reportage sur la Grande Coulée ! 
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Passez "Une journée à la fruitière" ! | Dans le cadre du cinquantième anniversaire, les fruitières sont invitées à ouvrir leurs portes. Le premier rendez-vous aura lieu à Simandre, dans l’Ain, le 14 juin.
La première des fêtes « Une journée à la fruitière » aura lieu à Simandre-sur-Suran, dans l’Ain, le samedi 14 juin. À l’occasion du cinquantième anniversaire de l’AOC Comté, il s’agit d’ouvrir les portes des fromageries et des fermes de la filière, de montrer le travail quotidien nécessaire à la fabrication du Comté, et au-delà, le poids et le rôle d’une fruitière dans l’économie rurale. L’opération vise à développer la notoriété de la fruitière dans son territoire, surtout lorsque les sociétaires sont installés dans plusieurs villages. Des villages où les populations sont de moins en moins concernées par les métiers agricoles. Cette opération est soutenue par le CIGC et les FDCL du Jura, du Doubs et de l’Ain. À Simandre-sur-Suran, selon Thierry Berraud, l’un des sociétaires(1), « on a sauté sur l’occasion. Nous avions en charge l’organisation du comice des cantons situés autour de Bourg-en-Bresse avec une fête artisanale. Comme il a lieu près de la fruitière, l’occasion était bonne pour accueillir un tel événement, d’autant que l’appui apporté en termes de matériel et de communication est important. Cela va nous permettre de toucher beaucoup plus de monde. C’est une belle occasion pour faire connaître notre travail, surtout dans une époque charnière où les consommateurs ont de plus en plus de mal à comprendre ce qui se passe. Et, dans ce domaine, nous avons un message à faire passer ».
Au programme du 14 juin : fabrication d’un Comté à l’ancienne (mini fabrications pour les enfants, visites de l’atelier (avec panneaux explicatifs), ouverture du magasin toute la journée, vente de coffrets de produits régionaux, vidéos sur la récolte du foin... Petit marché artisanal avec la présence de viticulteurs de l’AOC Seyssel, la coopérative de Drom avec son fromage le "Clon", le Moulin des Vents à Montfleur, miels, confitures, coulis, tous issus de producteurs locaux, et l’exposition de « Revermont, pays à vivre ». > Les autres rendez-vous : Un autre rendez-vous est prévu à Brenod dans l’Ain. La fête aura lieu le 20 juillet. Les autres journées seront annoncées au fur et à mesure sur ce site. | Haut de page p |
Première édition du Concours des Prairies Fleuries / 12 et 13 juin | Associé au Comté, et ceci dans le cadre du Cinquantenaire de l’obtention de l’AOC, le Parc Naturel Régional du Haut-Jura lance les 12 et 13 prochains le 1er Concours des Prairies Fleuries. Cette action s’inspire d’une initiative menée en Allemagne dans le Bade-Wurtemberg. Ouverte aux agriculteurs volontaires, elle vise à faire découvrir et promouvoir la multifonctionnalité des prairies riches en espèces en l’évaluant leurs fonctions environnementales, paysagères et agronomiques. Les résultats obtenus serviront à valoriser auprès du grand public les savoir-faire agricoles en termes de préservation de l’environnement et biodiversité.
> Voir le palmarès ici !
Visant à primer les prairies de fauche d’intérêt agro-écologique, ce concours est une première et s’intègre dans le cadre des nouvelles mesures agri-environnementales « prairies fleuries » sur le territoire du Parc Naturel Régional du Haut-Jura. 4 prix seront ainsi décernés : - Prairie la plus intéressante d’un point de vue écologique (avec l’aide de Yorrick Forrez, botaniste au Conservatoire Botanique National de Franche-Comté). - Prairie la plus équilibrée offrant un bon équilibre entre valeur fourragère et biodiversité (avec l’aide de Pierre-Emmanuel Belot, du Contrôle Laitier du Jura). - Prairie ayant le plus fort potentiel mellifère (avec l’aide de Jean-Baptiste Girard, apiculteur). - Prairie la plus belle esthétiquement (avec l’aide d’Olivier Roydor, photographe).
Ces quatre professionnels feront partis d’un jury coprésidé par Claire Seres (GIS Alpes Jura) et Cyril Agreil (INRA d’Avignon), et composé de représentants de structures agricoles et environnementales et d’élus du Parc Naturel Régional du Haut-Jura et du CIGC. Ce jury évaluera les différentes prairies sur la base de critères et de grilles pré établies dont la première concerne la présence d’un minimum de 4 espèces définies à l’intérieur d’une liste précise. Les lauréats de chaque catégorie seront récompensés lors du Comité syndical du Parc Naturel Régional du Haut-Jura le 28 juin à Lélex, et lors de la Grande Coulée du 17 juillet 2008 à Champagnole.
Objectifs d’un tel concours Les travaux relatifs aux Prairies de Fauche animés par le Parc depuis plusieurs années trouvent actuellement une nouvelle application notamment dans le cadre des nouvelles mesures agri–environnementales à obligations de résultats. Inspirées de l’expérience du programme MEKA « prairies riches en espèces » du Bade Wurtemberg, découverte lors du voyage d’étude organisé en juillet 2007, les mesures proposées s’appuient sur une obligation de résultats. Ceux-ci sont évalués dans le cadre des prairies de fauche sur la présence d’espèces indicatrices de qualité de conservation des habitats. Conjointement à la mise en place de ces mesures, l’organisation du Concours permet : - La valorisation de la biodiversité : le concours a pour premier objectif de changer le regard porté sur les prairies naturelles. Le projet propose de repenser la description des prairies selon des objectifs de qualité pouvant être déclinés en qualités agronomiques, environnementales et paysagères, ou encore en qualités nutritionnelles des herbages et gustative des produits. L’innovation de ce concours est de se baser, pour apprécier les qualités de la prairie, sur des critères mesurables propres à plusieurs enjeux : une approche multifonctionnelle est donc privilégiée. Le stade recherché sera celui présentant la meilleure valeur « agri-écologique », articulant donc diversité floristique et faunistique et production agricole. Ainsi le concours doit valoriser l’utilité de la biodiversité dans l’agriculture. - L’appropriation de la biodiversité : il s’agit de reconnaître les compétences des agriculteurs, de les impliquer dans la préservation de la biodiversité et de valoriser de cette manière leur travail. Il sera fait appel à leurs savoirs pour mener à bien des opérations d’intérêt général. Les agriculteurs seront donc sollicités pour intervenir en faveur de la préservation et la production de la biodiversité et des paysages mais de manière autonome. - L’information des agriculteurs : le troisième objectif est que les agriculteurs soient informés des enjeux portés sur leurs prairies (inventaires naturalistes à valoriser) et qu’ils puissent ainsi se référer à des outils de conseils existants. - Faire découvrir au grand public et promouvoir la multifonctionnalité des prairies riches en espèces par l’évaluation de leurs fonctions environnementales, paysagères et agronomiques. - Valoriser les savoir-faire agricoles en termes de préservation de l’environnement. - Communiquer sur les liens existants entre les pratiques de préservation de la biodiversité et les qualités des produits. - Valoriser les travaux existants et promouvoir les engagements à obligation de résultats.
Le jury : Co - Présidente : Claire SERES - GIS Alpes Jura Co – Président : Cyril AGREIL - INRA Avignon, Eco-développement Experts : Yorrick FERREZ - Conservatoire botanique National de Franche Comté Pierre-Emmanuel BELOT - Syndicat du Contrôle Laitier du Jura Jean Baptiste GIRARD - apiculteur Le Rucher des Deux Lacs Olivier ROYDOR - photographe professionnel Membres : Julie BERTRAND - Ministère de l'Agriculture et de la Pêche Marie-José VERGON-TRIVAUDEY - DIREN Franche-Comté Germain SCHMIT - Direction Régionale de l'Agriculture et de la Forêt de Franche-Comté Stéphane GROS et Sylvie BREVET - Chambre d'Agriculture du Jura Emmanuel LIERDEMAN - Ecole d'Ingénieurs de Lullier (CH) Bruno LADET - Grandes Traversées du Jura Un élu du Comité Interprofessionnel du Gruyère de Comté Un élu du Parc Naturel Régional du Haut-Jura Animateurs : Florence COMPAGNON - Comité Interprofessionnel du Gruyère de Comté Jean-Yves VANSTEELANT - Parc Naturel Régional du Haut-Jura Observateurs : Laurent DOBREMEZ - CEMAGREF Développement des Territoires Montagnards Anne Sophie VINCENT - Parc Naturel Régional du Haut-Jura, Natura 2000
Le programme du concours Jeudi 12 juin : Visite de 4 parcelles sur la commune de Lajoux Visite de 6 parcelles sur les communes de Lamoura et Mijoux Vendredi 13 juin : Visite de 2 parcelles sur la commune de Château-des-Prés Visite de 2 parcelles sur la commune de Reculfoz Visite de 6 parcelles sur la commune des Rousses Bilan et délibération du Jury
Contact Parc Naturel Régional du Haut-Jura : Jean-Yves Vansteelant, Chargé de mission agri-environnement – 03 84 34 12 30 - www.parc-haut-jura.fr Contact CIGC : Florence Compagnon – 03 84 37 37 00 – f.compagnon@comte.com --> Téléchargez le Guide complet du concours ! | Haut de page p |
Instants Gourmands pour le Comté, du 4 au 7 septembre | Du 4 au 7 septembre, la ville de Besançon va vivre des Instants Gourmands qui offriront une place de choix à l'AOC Comté.
Les Terroirs Gourmands changent de nom et deviennent les Instants Gourmands. Mais l'objectif reste le même : valoriser les produits régionaux, tout en faisant découvrir une région de France, invitée pour l'occasion (la région de Figeac en l’occurrence cette année). Cette manifestation organisée par la municipalité de Besançon se tiendra comme à l'habitude promenade Granvelle en partenariat, comme c’est la tradition, avec les Jeunes Agriculteurs du Doubs, et, cette année, une présence renforcée du Comté à l'occasion du cinquantenaire de l'AOC. De nombreux temps forts sont ainsi prévus du jeudi au dimanche, avec des animations tout public autour du « chalet fruitière » : des fabrications à l’ancienne, des dégustations commentées de plusieurs Comté, des ateliers de mini-fabrication fromagère, un pôle de vente, des cours de cuisine, une mini-ferme et enfin une « descente d’alpage » qui s’annonce tonitruante le samedi 6 ! Des Ateliers du Goût seront également organisés les samedi 6 et dimanche 7 au Grand Kursaal, salle ORY. Ces Ateliers du Goût, riches en saveurs et en surprises, proposeront pendant 1h30 une découverte passionnante des accords que l’on peut créer entre le Comté et d’autres produits comme les épices, les vins, les gelées et bien d’autres encore… (Ateliers sur réservation uniquement --> téléchargez le bulletin d'incription).
En parallèle, plusieurs évènements professionnels nationaux se tiendront au Kursaal de Besançon et réuniront plus de 250 personnes issues de l’ensemble des terroirs fromagers français. Tout d'abord, l'Assemblée Générale de la FNAOC (Fédération Nationale des Appellations d’Origine Contrôlée), le 4 septembre, sur le thème « Performances économiques des filières AOC dans un contexte général de déréglementation ». L'Assemblée Générale de l'ANAOF (Association Nationale des Appellations d’Origine Fromagères) se tiendra, elle, au théâtre Bacchus, pour échanger sur le thème des contrôles, avec le témoignage de syndicats de produit. Le lendemain matin, l'Assemblée Générale du CNAOL (Comité National des Appellations d’Origine Laitières) sera suivie d'un colloque sur le thème « AOC et développement durable ». Durant ces journées professionnelles, le Comté sera mis en valeur par des interventions de producteurs et des partenaires techniques de la filière sur des thèmes variés, comme le niveau de rentabilité des exploitations en AOC, le lien entre niveau de production laitière dans le Massif jurassien et le revenu, l’environnement, la limitation des intrants en exploitation agricole, ou enfin l'énergie-bois en fromagerie. | Haut de page p |
Ouverture d'Ambassades du Pays du Comté | Cette année, 21 « Ambassades du Pays du Comté » seront créées à Paris, Lyon, Saumur, Pau et dans le Nord grâce à la coopération de fromagers d'expérience, très sensibles au Comté... qui deviendront des Ambassadeurs dûment patentés du Pays du Comté, de ses richesses touristiques et de ses merveilles gastronomiques auprès de leurs clients. | Haut de page p |
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