Vie de la filière

Bétail : relocalisation des aliments complémentaires

L’agrément « Aliment AFC » valorise les aliments de qualité avec une exigence d’équilibre alimentaire. Aujourd’hui, le Comté, les autres AOP du massif jurassien et les AOP IGP de Savoie souhaiteraient renforcer la valorisation des matières premières régionales dans leur composition.

Il y a 25 ans, le CIGC mettait au point, avec les fabricants d'aliments locaux, un cahier des charges pour un aliment complémentaire de qualité, excluant d'emblée les farines animales. Une quinzaine d'années plus tard, cet aliment était porté par les quatre filières AOP régionales. En 2012, l'aliment franc-comtois a laissé place à l'agrément "AFC" (pour Alpes Franche-Comté) après la fusion de l'initiative franc-comtoise avec une démarche similaire des AOP et IGP savoyardes.
Sur la base de contrôles réguliers, cet agrément "Aliment AFC" permet aux producteurs de s'assurer d'un certain nombre de critères : absence d'OGM, diversité des matières premières, valeur nutritionnelle, qualité sanitaire, etc. Depuis la création de l'aliment AFC, plus de 500 analyses sur les aliments commercialisés sont réalisées chaque année et un contrôle des 27 fabricants engagés volontairement dans la démarche a lieu au moins une fois par an.

Valoriser les matières premières régionales

Aujourd'hui, les filières fromagères des deux massifs envisagent de franchir un nouveau cap : encourager les fabricants d'aliments à valoriser davantage les matières premières de provenance régionale (à l'échelle des deux régions Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes). Le travail est déjà bien avancé du côté des céréales, mais concernant les tourteaux, il reste du chemin à parcourir. La production de soja s'étant développée depuis deux ans en Bourgogne-Franche-Comté et dans l'Ain, la part de tourteaux qui provient de la région pourrait devenir plus importante...
L’objectif de l'URFAC (Union Régionale des Fromages d'Appellation Comtois) sera d'établir à terme "une liste des aliments valorisant les matières premières régionales afin de la diffuser aux éleveurs chaque année", assure Éric De Lamarlière, contrôleur Qualité à l'URFAC.

• Éric de Lamarlière, contrôleur Qualité à l’URFAC : "Le but de cette nouvelle initiative est de diminuer l’impact environnemental de l’alimentation complémentaire des troupeaux laitiers."

(Publié le 2 mars 2018)