Vie de la filière

Réunions filière : "Le partage se cultive, il se construit tous les matins"

Les cinq réunions filière ont été dominées par des discussions sur le futur cahier des charges.

• Cahier des charges
Lors de toutes ces réunions organisées par le CIGC, l'évolution du cahier des charges a provoqué des questionnements légitimes et constructifs sur la nécessaire adaptation des systèmes : les producteurs réfléchissent déjà à la manière dont ils devront ajuster leur situation actuelle pour répondre aux nouvelles mesures. Parmi celles-ci, figurent notamment la question de l'affouragement en vert, la surface de pâturage minimum par vache autour de la ferme, mais aussi les 200 degrés cumulés nécessaires avant l'épandage de lisier.
Si le conseil d'administration du CIGC s'est montré intransigeant sur les futures règles communes (75 jours maximum d'affouragement en vert par an et 50 ares minimum par vache, entre autres), il a aussi rassuré : "Le but n'est pas d'exclure nos producteurs, mais d'éviter qu'ils connaissent le même sort qu'ailleurs. Nous voulons faire en sorte que les vaches continuent à aller dehors, tout simplement !"

• Règles de régulation de l’offre
Les futures règles de régulation de l'offre ouvriront la possibilité de produire 71 000 t pour l'ensemble de la filière au terme des trois ans (soit 3,8 % de croissance d'ici 2021). "Un plan ambitieux, muni de solides garde-fous, au coeur d'un marché propice et autour d'un bon produit qui doit le rester", résument Valéry Elisseeff, directeur du CIGC et Lionel Petite, affineur. "Ce n'est pas une incitation à produire plus, interviennent Mathias Bouillet et Eric Chevalier. Il s'agit surtout de mieux valoriser le volume existant dans les ateliers."

• Niveaux d’investissement agricole
Nicolas Saive, ancien Président des Jeunes Agriculteurs du Jura, a invité ses collègues à la plus grande prudence insistant sur le fait que même si la conjoncture économique est bonne, il n'est pas nécessaire de tout investir... Pensons à épargner.

Entre sagesse, exigence et optimisme, les acteurs de la filière Comté définissent individuellement et collectivement la bonne mesure...

(Publié le 21 juin 2018)