Vie de la filière

Sur les Routes du Comté avec... l'équipe de France de Biathlon, une histoire de famille

Comme dans la filière Comté où, par exemple, les dynasties Parent ou Favrot ont participé à la réputation du fromage, le biathlon aussi est une histoire de famille.

Il y a eu les frères Poirée hier, les Fourcade aujourd’hui. Les soeurs Chevalier et les frères Claude peut-être demain. Le biathlon est un sport individuel qui se partage entre fratries. « C’est souvent parce que l’aîné se plaît dans ce sport et qu’il performe que cela donne envie aux suivants d’en faire autant », explique Fabien Claude, qui a suivi Florent et qui aujourd’hui est un exemple pour Emilien, le benjamin de la famille.
« Le fait d’avoir un aîné qui brille permet au cadet d’apprendre beaucoup plus vite, en particulier au niveau du tir où les bases s’acquièrent par observation. Ce que j’ai mis du temps à intégrer, comme le fait d’avoir une exigence de haut niveau lorsque j’étais en ski-études à Villard, a été beaucoup plus rapide pour Martin » confie Simon Fourcade.
L’aîné de la famille Fourcade, qui est monté sur le podium aux côtés de Martin à Nove Mesto en 2012, « un rêve de gosse », une première dans l’histoire de la discipline, ajoute : « Depuis, on a inversé les rôles. J’apprends à son contact. Lorsque l’un va moins bien -c’est souvent moi-, l’autre est toujours là pour le soutenir. » Anaïs Chevalier complète : « Les premières fois où je me suis fait battre par Chloé, cela a été difficile mais j’ai appris à en tirer du positif. Elle a des qualités en ski que je n’ai pas et j’en ai en tir qu’elle n’a pas, cela nous permet d’échanger sur nos points forts, c’est un vrai plus. »
On pourrait ajouter les familles Bègue (Myrtille et Aristide), Guigonnat (Gilonne et Antonin), Fillon Maillet (Quentin, Jason et Rémi), Dumont (Christian et Clément), Jacquelin (Grégoire, Clément, Augustin et Emilien), Desthieux (Simon, Baptiste et Etienne)…
La liste est longue, et à l’international aussi avec les frères Bjoerndalen et Boe, les soeurs Gasparin. Pas de doute, à l’image du Comté, la réussite dans le biathlon est souvent familiale.

• REGARDS CROISÉS.- Christophe Parent : "C’est presque génétique"
"Chez nous, être fromager est une histoire de famille. Nous sommes tombés dedans tout petits parce que mon père l’était. On l’a très tôt aidé, on passait nos vacances à ses côtés. C’est ainsi que j’ai découvert le métier et j’ai très tôt su ce que je ferais plus tard. Pour moi, c’est une passion, comme pour mes frères Thierry (fromager à Froidefontaine) et Joël (fromager à Bief du Fourg) ou mes neveux Loïs Jacques (second à Gillois) et Léo Parent (en apprentissage). Il y a des liens forts noués avec mes deux frères, il arrive que l’on se dépanne lorsque l’un de nous à une machine en panne. Et lors des repas de famille, les sujets de conversations tournent autour du fromage et du sport automobile, ma deuxième passion. Je suis aussi avec grand intérêt les résultats des biathlètes français et je regarde leurs courses lorsque j’en ai l’occasion. Il y a ce parallèle que l’on peut faire avec les frères Fourcade par exemple qui partagent cette passion en famille, c’est presque génétique. Comme dans la famille Parent."

(Publié le 12 octobre 2016)