Découverte : Au pays des oliviers, l’AOP reste une valeur à défendre

Les 18 et 19 janvier 2010, les administrateurs du CICG se sont rendus à Nyons, dans la Drôme provençale.
L’objectif de ce voyage était double : découvrir une organisation de filière autour d’un produit sous signe de qualité, l’AOP huile d’olive de Nyons, et renforcer la cohésion du groupe CIGC par le voyage et la convivialité. Sur place, les visites ont montré que même s’il existe une dizaine de petits moulins privés, les producteurs d’oliviers privilégient le système coopératif pour produire l’huile, n’hésitant pas à investir dans un matériel très perfectionné. À l’image de ce qui se pratique pour leur activité principale, la vigne. Ils conservent également une petite production d’abricots. Les 843 producteurs de l’AOP huile d’olive de Nyons, dont certains n’ont que quelques arbres, se heurtent à un marché concurrentiel. En France, il se consomme 100 000 tonnes d’huile d’olive par an. La production française est de 8 000 tonnes. Les 450 tonnes d’huile d’olive de Nyons AOP sont vendues environ 18 à 23 € le litre alors que les huiles italiennes ou espagnoles arrivent sur le marché français à 5 €.
Il existe aussi une confusion entre les messages “huiles de Provence” (qui ne le sont pas forcément !) et les différentes huiles AOP qui sont près d’une dizaine.
Difficile de se faire une place au soleil de Provence… Heureusement, en raison de sa qualité, de son image véhiculée et de sa notoriété , l’huile AOP de Nyons a su trouver son marché. Reste que le coût des nouveaux contrôles va peser sur le fonctionnement de l’organisme de gestion de l’AOP.
Mais les producteurs de l’huile de Nyons font montre de volonté et défendent leur production. En cela, les membres du CIGC se retrouvent, estime Claude Vermot-Desroches : « Nous avons rencontré des gens passionnés par leur métier, par leur territoire et bien sûr par leurs olives. »

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