Du Doubs à la Polynésie

Laure, loin de ses prés et de ses vaches.
Photo Alain Issock - ALP
Laure, loin de ses prés et de ses vaches. Photo Alain Issock - ALP

Laure, productrice de lait & aventurière à Koh Lanta

En décembre dernier, Laure Canevarolo a quitté sa ferme à Comté de Malbrans pour l’île polynésienne de Tahaa. Au programme, ni cocktail ni farniente !

Sortant des eaux du Pacifique avec le regard déterminé, Laure Canevarolo est l’une des aventurières de l’équipe rouge de Koh Lanta diffusée sur TF1 depuis le 12 mars. Mais c’est surtout une productrice de lait à Comté installée depuis 2015 avec son père, Manuel, au Gaec des Lancines à Malbrans !
Drôle, dynamique et très sympa, la Doubiste de 26 ans avait envie depuis longtemps de participer à cette aventure qui bat des records d’audience depuis sa création en 2001. Ses sœurs l’ont poussée à sauter le pas. « Je manquais de confiance en moi, la suite a prouvé que j’avais tort puisque j’ai été prise ! Je voulais savoir qui était la vraie Laure, sortie de son petit confort… »
L’agricultrice s’est absentée 40 jours de la ferme. « C’est passé crème, grâce à deux amies complices qui ont préservé mon petit secret. Quand les copains m’ont vue sur les présentations des aventuriers, ils ont été choqués et fiers ! », dit Laure en riant.

On était là pour en baver !

Là-bas, l’aventurière en a bavé, mais c’est ce qu’elle était venue chercher. « On était là pour en ch … ! Mon métier d’agricultrice, toujours le nez aux quatre vents, sous le soleil, la pluie, la neige et le froid m’a permis de relativiser quand j’étais sur l’île. Je me disais : allez, c’est que de l’eau, cette pluie ! » Sur le plan humain, Laure s’est régalée. « J’ai appris beaucoup sur moi et sur les autres. Moi qui craignais l’inconnu, je me suis rendu compte qu’on n’a pas forcément besoin d’être avec des gens que l’on connaît depuis toujours pour se sentir bien. Des liens forts se sont créés avec les membres de mon équipe.
Cette expérience, c’est un truc de ouf ’, assez indescriptible. Et puis là-bas, il n’y avait pas tous les problèmes du quotidien, ni toute cette électronique qui nous encombrent l’esprit. On était hors du monde et c’était plutôt bien ! »
Le retour à la réalité fut un peu abrupt pour Laure qui s’est pliée de bonne grâce au jeu des interviews médias. « J’essaie souvent de faire la promo du Comté, je suis fière de ma filière ! » En tout état de cause, s’il y a une chose qu’elle ne regrette pas d’avoir retrouvé, c’est le fromage. « Entre quatre grains de riz, une noix de coco et du Comté, y’a pas photo ! Mais ça va, on n’a pas eu de bêtes trop chelou à manger sur cette édition. »

Actualité suivante

L’édito du Président : « Confiance et espoir »