Les nouvelles modalités de contrôle des AOC

Le CIGC s’est investi dans un cycle de réunions avec les fromageries visant à expliquer le contenu et les conséquences pour chacun de la réforme des procédures de contrôle des AOC françaises.
Il s’agit de soumettre les filières AOC au même régime que les autres produits sous signe de qualité, à savoir celui du contrôle par organisme tiers et selon une procédure normée, dite la norme européenne 45011.
Les AOC franc-comtoises ont joué le jeu, tout en essayant de limiter les conséquences négatives d’une procédure non adaptée à leur réalité, car plus soucieuse de la recherche des défauts que de l’optimisation de l’excellence.
Une de ces conséquences négatives est le surcoût. Pour les AOC fromagères en France, le surcoût va de 10 € à 200 € la tonne, ce qui est considérable et va mettre en péril l’existence même de certaines petites AOC.
En Franche-Comté, le coût a pu être contenu dans une fourchette de 8 à 9 € la tonne, grâce à un travail collectif : les 4 AOC Morbier, Mont d’Or, Bleu de Gex, Comté se sont regroupées au sein d’une structure collective, l’URFAC, et se sont attachées à ce que les référentiels utilisés lors des audits puissent servir à un champ le plus large possible de démarches de certification, ce qui permet de limiter le nombre de passages chez un même opérateur et donc de diminuer le coût.
Le coût a aussi pu être limité grâce à une bonne collaboration avec les organismes techniques, Chambres d’Agriculture, Syndicats de contrôle laitier, et Centre Technique des Fromages Comtois avec lesquels a été optimisé le contrôle interne dont l’ampleur permet de limiter celle du contrôle externe par Organisme certificateur.
C’est encore néanmoins une charge supplémentaire qui va peser sur les producteurs, fabricants et affineurs des filières AOC.

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