Réunions CIGC : même quand tout va, la filière débat !

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Chaque fin d’hiver depuis 2009, le CIGC organise des « réunions filière » permettant à l’ensemble des professionnels du Comté d’échanger sur les orientations et les problématiques de la filière.

Eleveurs, fromagers et affineurs se sont retrouvés au cours de cinq réunions, réparties sur la zone AOP, du 16 février au 1er avril. « L’objectif, c’est de débattre tous ensemble et de recevoir la vision de tous les acteurs, leurs encouragements, leurs contestations », assure le président, Claude Vermot-Desroches. « Je les aimerais parfois plus vives, glisse-t-il souriant, mais je suis très heureux des échanges entre les producteurs et nous, et des producteurs entre eux. A chaque fois la salle est comble ! »

A Poligny, le 8 mars, 70 professionnels de l’AOP ont pris part à un débat portant sur l’économie du Comté, ses marchés, leurs enjeux. Au lendemain du rassemblement de Vercel, en soutien à la coopérative de de Pierrefontaine-les-Varans (lire notre article dans cette édition), ce fut aussi l’occasion de rappeler les exigences du cahier des charges et de réaffirmer les dernières résolutions prises, notamment l’interdiction du robot de traite.

Cohésion et souveraineté de la filière

« Les jeunes se sont emparés de l’esprit de la filière », constate Gérard Coquard, quand le président Vermot-Desroches voit dans cette mobilisation d’un millier de producteurs « un signe de cohésion » de la filière et « une bataille pour sa souveraineté ». Autre point de discussion, le calcul des références de productivité. « L’ an dernier, les échanges étaient vigoureux. Aujourd’hui, même s’il reste des réglages à faire, les questions portent davantage sur la mise en place, pas toujours facile à assimiler, que sur le principe lui-même », constate Claude Vermot-Desroches. Dans cette filière, les acteurs continuent de réfléchir sur leurs pratiques, afin d’offrir un Comté irréprochable en goût et en texture aux consommateurs. La meilleure des réactions, face à d’éventuelles copies.

Chacun invite l’autre à penser à demain, sagement, préservant coûte que coûte le « bon sens paysan ». Un bon sens qui « ne met pas dos à dos valeurs ancestrales et modernisme », rappelle le tout nouveau président des Jeunes Agriculteurs du Jura, Nicolas Saive.

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