Routes du Comté : en 2007, on dépasse les bornes

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Depuis cinq années, un million de visiteurs ont emprunté les Routes du Comté. Ces routes seront à nouveau ouvertes pour cinq ans avec l’objectif d’étendre le réseau hors de la zone AOC.

La soirée annuelle des Routes du Comté a eu lieu en novembre au fort Saint-André à Salins-les-Bains. Une soirée importante pour tous les acteurs du réseau qui ont pu découvrir les grands axes de développement des cinq années à venir.

En 2001, un large éventail de partenaires, collectivités locales et régionales, responsables du tourisme, de la culture, de l’agriculture et de l’artisanat décide d’investir collectivement dans l’outil Routes du Comté. Après cinq années d’actions d’envergure et d’expériences enrichissantes, la poursuite de l’expérience est du domaine de l’évidence. Pour Christophe Baujard, les Routes du Comté remplissent leur mission : « Elles renforcent les liens entre les acteurs de la filière, c’est tout à la fois un facteur de promotion, de notoriété et de développement économique ». Avec Michel Cothenet, commissaire de Massif du Jura (DIACT), Christophe Baujard, son adjoint, est, depuis les origines du projet, l’un de ses plus fervents soutiens.

Pour donner un élan supplémentaire aux Routes du Comté, tout ce qui a fait son succès sera pérennisé et amélioré à l’image du guide annuel ou de la démarche qualité. Conçues comme un réseau, les Routes du Comté étendront leur maillage à l’occasion d’opérations communes avec des partenaires tels que le Comité Interprofessionnel des Vins du Jura ou Montagnes du Jura. Les animateurs du projet ont aussi l’ambitieux projet de dépasser les bornes, du moins celles de la zone de l’AOC Comté. La France est truffée « d’étapes gourmandes » qui mènent droit au Comté.
Parmi ces étapes gourmandes nationales des Routes du Comté, les crémiers-fromagers spécialisés figurent bien sûr en première place. D’où l’idée de faire de leurs échoppes des « ambassades du Pays du Comté », et, partant, de faire des crémiers des « ambassadeurs du Pays du Comté », informant les clients sur les fromages, les vins, les spécialités gastronomiques et bien entendu les activités touristiques et les solutions d’hébergement et de séjours.
Il s’agirait donc, en 2007, d’identifier ces ambassadeurs potentiels et motivés, puis, en 2008, de créer le réseau et de l’animer par diverses opérations à destination des crémiers, de leurs clients et des médias. Une date opportune : en 2008, on célèbrera le cinquantenaire de l’AOC Comté.

PAROLES de ROUTIERS
Lors de la soirée annuelle, plusieurs des acteurs des Routes du Comté ont évoqué leurs expériences. En voici quelques
unes…

Bertrand Dornier, Ferme du Coin Perdu aux Fourgs (Doubs) : « D’abord quand je vois les panneaux Routes du Comté, j’ai le sentiment d’appartenir à une filière. C’est formidable de gagner sa vie en discutant de ce que l’on aime. Expliquer mon métier m’apprend aussi à mieux le connaître.»

Catherine Rousset, gérante du magasin de la fruitière de La Baroche à Arsure-Arsurette (Jura) : « Nous essayons d’innover en proposant une carte de fidélité, en utilisant des sacs en papier recyclable ou en organisant un service à domicile pour les personnes âgées. Les touristes doivent repartir de chez nous avec l’envie de revenir. Il faut aussi allez voir ailleurs, nous avons participé à une opération de promotion avec les Amis du Comté à Reims. Ce fut très enrichissant.»

Martine Albesa, fromagère de Vernierfontaine (Doubs) : Martine Albesa a présenté sa vision des choses à la manière
de la Madeleine Proust. Une certitude : « Y z’aiment expliquer, les fromagers ! » Une occasion pour  » ronchonner  » à la manière de « c’est pas souvent des femmes qui en parlent ! »

Sylvain Robez-Masson, fromager à la Fruitière 1900 de Thoiria (Jura) : « J’assure une fabrication à l’ancienne tous les jours du 15 juin au 15 septembre avec une moyenne de 150 visiteurs par jour. Il faut être sympa avec les visiteurs. Moi je vis pour le Comté. »

Sylvain Arnoux, sociétaire de la fruitière de Bonnétage (Doubs) : « La moitié des producteurs se sont pris au jeu et viennent assurer les visites. Écouter les explications de la chaîne du lait à 8h30 le matin, c’est un peu dur pour des gens en vacances mais on y arrive. En général la visite dure 20 minutes et les gens restent souvent pendant deux heures pour discuter.»

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