Sur les Routes du Comté avec… Back et Momo !

La passion du fond : à l’inverse d’autres fondus de fond, Maurice Manificat et Adrien Backscheider n’ont pas suivi un circuit classique. C’est même un peu par hasard qu’ils sont tombés dans la « cuve ». Aujourd’hui, comme tout bon fromager passionné par son Comté, ils ne conçoivent plus leur vie sans ce sport.

Ils partagent plus que leur chambre lors des stages et sur les courses. Plus qu’une médaille avec le relais (l’hiver dernier, à Falun pour les Championnats du Monde). Plus qu’une étiquette de nouveau prodige du ski de fond tricolore, collée sur leurs fronts lorsqu’ils n’avaient que vingt ans. Avant d’avoir le goût de l’effort, l’esprit de compétition, Maurice Manificat et Adrien Backscheider étaient déjà des amoureux de sports en plein air. « J’ai accroché au ski de fond parce que j’aimais la montagne, les grands espaces et que je trouvais cela ludique. J’aimais jouer au petit train dans les rails avec mes skis à écailles », se souvient Maurice Manificat, qui a découvert la discipline sur le plateau d’Agy, via l’école.

Le Messin Adrien Backscheider était lui d’abord kayakiste. « Avec mes trois soeurs, mes parents nous ont toujours emmené en montagne et l’hiver nous venions en vacances à Prémanon. Le fond était complémentaire avec le kayak. Puis, j’ai choisi le ski parce que c’était plus cadré, que nous étions un bon groupe dans les Vosges et pour la gestion de l’effort qui me convenait bien. »

Aujourd’hui, le ski de fond est devenu leur métier. Mais pour eux, c’est une addiction. « Je me fais plaisir quasiment à chaque entraînement, même lorsque je fais une séance de musculation dans mon garage », confie le Montblanais.
« Back » va plus loin : « Les courses, c’est sympa mais je suis aussi content de me lever tous les matins pour aller gambader dans la nature ou pour une séance en ski-roues. Même à la fin de l’hiver, je vais faire des petits raids, du ski de rando jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de neige. M’entraîner n’est pas une contrainte, c’est ancré… Plus tard, je me vois voyager pour faire des longues distances aux quatre coins du globe. Du ski de fond, j’en ferai toute ma vie. »
Même son de cloche pour son aîné : « Je ne conçois pas de ne pas aller courir en montagne, de ne plus pratiquer ces sports en nature lorsque j’arrêterai ma carrière ».

Le ski est plus que leur passion, c’est leur vie. Comme le Comté est celle de toute une filière.

Mais au fait, Maurice, tu l’aimes comment ton Comté ?
• Et toi, Adrien ?

Regard croisé :

Mickaël Monnin* : « Peut-être que je reviendrai dans la filière »

« Le ski de fond est ma passion depuis mon plus jeune âge mais habitant les Hopitaux-Vieux, j’ai très tôt été en contact avec les agriculteurs du coin. J’ai découvert leur métier qui m’a plu parce que j’aimais être dehors et qu’il était compatible avec le ski de fond. J’ai également travaillé au Fort Saint Antoine (chez l’affineur Lionel Petite) et la filière Comté a toujours pris une place dans ma vie. Même lorsque je m’entraînais, j’aimais regarder comment les paysages avait été transformés par l’agriculture. Si je suis plus souvent sur les skis aujourd’hui, je suis tout de même toujours l’été dans le Jura et l’hiver lorsque je rentre, je fais souvent une petite fondue. Les études que j’ai pu suivre m’aident aussi notamment pour gérer les tests de skis puisque j’étais spécialisé en gestion. Peut-être d’ailleurs que je reviendrai dans la filière pour travailler dans un centre agricole dans quelques années… »

*Employé du centre national de ski nordique et responsable du camion de fartage des nordiques, titulaire d’un BTSA agricole.

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