Sur les Routes du Comté avec… Coline Mattel !

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« Être ou ne pas être (médaillée olympique)… », telle est la question que se pose Coline « Hamlet »… le quasi-anagramme de « Mattel » !

Le Comté et le ski nordique partagent de nombreuses valeurs. Le travail, la patience, la coopération, la solidarité, l’esprit d’équipe… Autant de valeurs que Coline Mattel, médaillée de bronze olympique en saut, cultive avec sa passion du théâtre en montant sur scène.
Les images ont fait le tour de France. Coline Mattel au sommet du tremplin olympique de Sotchi, skis de saut aux pieds, était repartie bronzée du premier concours de saut à skis féminin de l’histoire des Jeux. Depuis son adolescence, la jeune femme des Contamines-Montjoie, bientôt 20 ans, partage sa vie d’athlète avec… le théâtre, sa deuxième passion.
Sur scène, elle n’est plus Coline Mattel, la championne de saut mais une actrice dans une troupe, et à l’image d’un agriculteur qui doit donner son meilleur lait pour que la coopérative fournisse à l’affineur son meilleur fromage, elle peaufine son jeu d’acteur. Une performance sur scène qui au final doit séduire le public. « Sur les planches, le résultat final dépend de nombreux paramètres : le texte, la mise en scène, le jeu de lumière, la réaction du public. Mais ce qui est intéressant dans une troupe, c’est que chaque acteur a un rôle et que si l’un de nous est moins bon, cela se ressentira sur le rendu final du collectif », explique la dame de Haute-Savoie.
Appréciant aussi bien le « one woman show » que les pièces à jouer en troupe, Coline compare cette activité avec son sport. « On peut faire le parallèle avec le concours de saut individuel ou par équipes. Dans un cas, nous avons des rapports directs avec le public, dans l’autre, ce sont beaucoup d’échanges entre les acteurs, les premiers interlocuteurs avec qui nous partageons plusieurs mois de préparatifs pour jouer la bonne partition. »
Comme les agriculteurs d’une même coopérative qui tissent eux aussi des liens au fil du temps pour produire un Comté de qualité.

Des études dans le théâtre.- Si elle privilégie sa carrière de sportive de haut niveau, Coline Mattel rêve de se reconvertir dans le théâtre. Le bac S en poche depuis juin 2013 (avec mention très bien et les félicitations du Jury…), elle est depuis en licence arts et spectacles à l’université de Grenoble. « J’essaie de consacrer le plus de temps possible au théâtre, même si ce n’est pas toujours évident. Mais je me suis quand même inscrite mi-septembre à un cours d’improvisation à Grenoble. »

Mais alors dis-nous, Coline, tu l’aimes comment ton Comté ?

Regards croisés : Pierre Bouveret*
« Nous formons beaucoup de futurs agriculteurs qui sont des pratiquants de ski de fond et qui prennent le départ de courses régionales. L’hiver, ils traversent des champs en ski, le reste de l’année, ils les travaillent. Être agriculteur est un métier exigeant, avec des moments stressants comme un sportif de haut niveau. Le Comté a évolué avec le temps mais garde son image traditionnelle, le ski de fond aussi. Je pourrais faire beaucoup d’analogies entre le nordique et la fabrication du Comté et c’est pour cela qu’il me tient à cœur de porte la veste qui rapproche ces deux univers (en photo)… Pour beaucoup d’agriculteurs, le ski de fond est l’occasion de penser à autre chose qu’à son projet professionnel. C’est aussi mon cas. J’ai participé à une vingtaine de Transjurassienne, en style libre comme en classique, j’ai pris le départ de la Vasaloppet, de la Marcialonga et je prépare la Jizerská padesátka en République Tchèque. Le ski de fond, c’est une bouffée d’oxygène. »

*Fils d’agriculteurs, enseignant en sciences agronomiques en BTS au lycée Lasalle de Levier.

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