Sur les Routes du Comté avec… l’Équipe de France féminine de Biathlon

Anne Briand, Corinne Niogret, Emmanuelle Claret, Sandrine Bailly, Sylvie Becaert, Marie-Laure Brunet… Depuis 1992, les noms des Bleues s’enchaînent au sommet de la hiérarchie mondiale et c’est encore le cas aujourd’hui. Leur secret ? Comme le Comté : patience, régularité et transmission du savoir-faire entre les générations.

Le nombre de pratiquants est faible mais chaque génération fait naître de nouveaux champions. Depuis les Jeux d’Albertville où le biathlon français est entré dans l’ère olympique, les Tricolores marquent la discipline de leur empreinte. La recette ? Personne n’arrive vraiment à l’expliquer. Une stabilité dans l’encadrement, peut-être. Un travail de qualité, certainement. Un partage entre les anciens et les plus jeunes, c’est une certitude. L’hiver passé, l’équipe de France féminine a muté. Marie Dorin-Habert, Anaïs Bescond ou Marine Bolliet ont dû trouver de nouveaux repères avec l’arrivée de skieuses qui ont jusqu’à dix ans de moins.

« Il a fallu créer une nouvelle dynamique mais la jeunesse a fait du bien. Et puis, nous avons chacune notre caractère comme toute sportive de haut niveau mais nous avons réussi à trouver notre équilibre. C’est une force d’avoir des jeunes comme Enora Latuillière ou Justine Braisaz. Elles apportent quelque chose au groupe et nous rappellent que rien n’est jamais acquis », confie Marine Bolliet. Enora Latuillière complète : « Nous nous sommes fait notre place petit à petit sans trop de difficultés, parce que nos ainées sont faciles à vivre. »
Double championne du monde l’an passé, quelques mois après être devenue maman, Marie Dorin Habert a endossé le costume de leader naturelle. Un statut qu’elle prend à coeur. « J’ai des journées chargées mais j’essaie de conseiller les jeunes dès que je peux. C’est plaisant, j’ai l’impression de plus transmettre depuis que je suis maman. »
La transmission, sans doute l’une des clés de la performance du biathlon tricolore depuis plus de deux décennies comme la capacité à créer une équipe à partir d’individualités de natures diverses.

Sur la photo : les sourires de Marie Dorin-Habert -leader de cette équipe de France et jeune mère de famille-, Anaïs Bescond, Enora Latuillière et Justine Braisaz lors de leur deuxième place synonyme de médaille d’argent en relais sur les championnats du monde de Kontiolahti l’hiver dernier (crédit © CIGC / Agence Zoom).

Regard croisé :

Emmanuel Cairey-Remonnay, Maison d’affinage Vagne à Poligny (Jura)

« Je suis originaire de Pontarlier et je pratique régulièrement le ski de fond depuis l’âge de 18 ans. Avant, j’aidais beaucoup mes parents producteurs laitiers sur le Larmont. Le ski pour moi, c’est le plaisir d’être dehors, dans un cadre magnifique, sur des pistes où pâturent les vaches l’été, mais c’est surtout un moment de partage avec les copains, dont plusieurs sont dans la filière Comté. J’essaie de participer chaque week-end à une course populaire. Évidemment, il y a la Transjurassienne mais j’aime aussi prendre le départ d’épreuves comme la Traversée du Massacre, la Franco-Suisse ou l’Envolée nordique. J’aime l’ambiance sur les longues distances et je n’hésite pas à aller courir dans d’autres massifs une ou deux fois par an. Aujourd’hui, le ski est une passion, je suis derrière les Bleus et j’aime échanger avec eux lorsque l’occasion se présente. Ce fut d’ailleursl e cas avec Marie-Laure Brunet lors du Challenge biathlon Comté en février dernier à Arçon… »

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