Les éditoriaux d'Alain Mathieu

Hiver 2018 : 100ème rendez-vous !

Il y a 25 ans déjà, le CIGC décidait de communiquer la vie de la filière à ses acteurs. Pour qu'une communauté vive, partage, elle doit disposer d'informations et de sujets de réflexions communs. Ainsi sont nées les Nouvelles du Comté.
Dans cet esprit d'échanges et au fil des saisons, les informations se sont diffusées, partagées. D'une double page au départ nous avons parfois réalisé des tirages qui en contenaient jusqu'à 20. Ce qui retient mon attention aujourd'hui, ce n'est pas la longueur des écrits, mais l'esprit d'équipe qui s'est formé et solidifié avec les années.

Comment traduire, sans la déformer, la vie, la face cachée de cette fourmilière qu'est la filière du Comté ? Petit à petit, ces informations ont été diffusées à la presse, à tout un réseau d'accueil dans le massif, à nos collègues des autres syndicats d’AOP, aux responsables, aux décideurs qui nous entourent. Je dois témoigner que souvent, lorsque je les rencontre, ils abordent spontanément le contenu de notre magazine professionnel : "Ah j'ai vu dans vos Nouvelles du Comté..." ! 

Ce journal se veut être le reflet de la vie d'un territoire et de ces femmes et hommes qui, au quotidien, travaillent autour du Comté. C'est le récit de leur vie, de celle de leur famille, de leur village, de leur entreprise. Nous sommes très loin de la communication papier glacé, formules chocs à scandales et grandes stratégies marketing. En résumé, c'est notre vraie vie.

Prochainement, un numéro spécial retracera ces 25 années de communication. L’objectif est de mesurer combien notre filière évolue en permanence dans ses recherches et ses questionnements. Tout ceci doit nous donner encore plus d'énergie, s'il en fallait, pour s'engager encore plus à être le moteur de notre destin. Il n'y a pas de place dans notre filière pour ceux qui ne croient pas en l'avenir, pour ceux qui refusent les évolutions et les demandes de nos consommateurs et de nos concitoyens. Nous devons jouer notre rôle et ramener sans prétention aucune, un peu d'objectivité et d'espoir dans les débats de société.

Sans provocation aucune envers nos désormais confrères bourguignons, rappelez-vous la devise "Comtois rends-toi, nenni ma foi !", mais n'oubliez surtout pas qu'à la question du Prince de Condé les assiégeant -"Où sont vos chefs ?"-, les Dolois répondirent : "Nous sommes tous chefs !"

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