Visiter une ferme, découvrir une fabrication, vivre une rando-fondue ou participer à une dégustation des Amis du Comté, c’est apprendre à connaître le territoire « par le goût et par la rencontre humaine ». Les vacanciers du massif jurassien recherchent cette exploration sensible.
L es retombées économiques du tourisme en Bourgogne Franche-Comté s’élèvent à 4,9 milliards d’euros, dont 29 % générés par le Jura et le Doubs*. Pour Maud Humbert,chargée de développement de la destination Montagnes du Jura, la gastronomie est un pilier de la promotion touristique du massif jurassien. « On ne peut pas parler de nos paysages, de nos savoir-faire ou de notre art de vivre sans parler de ce que l’on mange et de comment on le produit », assure-t-elle. La gastronomie prend une place croissante dans la communication touristique de Montagnes du Jura et de BFC Tourisme, dont le dossier de presse 2026est d’ailleurs entièrement consacré aux 21 Routes Gourmandes (itinéraires numériques) nouvellement développées dans le massif du Jura, en Bourgogne et dans les Vosges du Sud. « Tout simplement parce qu’on sait que c’est un élément différenciant face à d’autres destinations », assure Maud Humbert. Le Comté occupe une place de choix dans ce tourisme gastronomique avec l’ensemble des fermes, fruitières, caves d’affinage et musées fromagers à visiter, et d’autres « expériences » comme des randonnées gourmandes ou des balades-fondue en hiver.
Le Comté,un marqueur touristique fort
Irions-nous jusqu’à dire que le Comté est un critère de sélection pour ceux qui choisissent de passer leurs vacances sur le massif jurassien ? « C’est un marqueur touristique fort, aussi bien pour les clientèles françaises que pour les clientèles européennes, notamment allemande et néerlandaise, poursuit Maud Humbert. Nous avons une preuve assez amusante de cet attachement : Rosalie, la vache montbéliarde qui est notre égérie sur Instagram. Les publications où Rosalie « prend la parole »sont systématiquement celles qui obtiennent le plus d’engagement. Ce clin d’œil montre à quel point ce lien au terroir suscite de la fierté chez les habitants et de la curiosité chez les visiteurs. »
Au-delà du seul exemple du Comté et de sa région, le tourisme gastronomique est en vogue : selon l’Organisation mondiale du tourisme, il représente plus de 30 % des revenus touristiques en France. Et cet attrait pour les régions à haut savoir-faire gastronomique se vérifie à travers le monde : selon oriGIn,alliance mondiale des Indications géographiques (IG), qui a mené une enquête auprès d’un panel mondial d’environ 30 associations d’IG, la fréquentation touristique des sites liés aux indications géographiques (IG) affiche une tendance constante à la hausse au cours de la dernière décennie. Les chiffres de fréquentation des forts d’affinage du Jura et du Doubs ou ceux de la Maison du Comté affichent la même dynamique …
* Chiffres et données ADN – estimation des retombées économiques locales du tourisme 2022.
Le Comté raconte une histoire de coopération et de territoire, qui intéresse énormément les visiteurs en recherche de sens et d’authenticité
Maud Humbert, chargée de développement de Montagnes du Jura
Les sites « Comté » qui cartonnent **

** Fréquentation 2025 – Chiffres fournis par Montagnes du Jura
Les Routes du Comté, un réseau relayé par les partenaires touristiques
Les offices de tourisme et organismes de promotion touristique sont des partenaires précieux pour la promotion du Comté et de ses routes.
L es Routes du Comté sont un réseau créé en 2001, qui regroupe 123 fruitières (70 dans le Doubs, 46 dans le Juraet 7 dans l’Ain), 19 fermes visitables (12 dans le Doubs, 5 dans le Jura et 2 dans l’Ain) et 3 caves visitables (2 dans le Jura et 1 dans le Doubs). L’ensemble de ces sites est recensé sur la carte des Routes du Comté, diffusée à 50 000 exemplaires chaque année et visible sur les sites web du Comté. « C’est un outil qui plait beaucoup aux vacanciers », confirme Martine Flahaut, conseillère touristique à l’office de tourisme du Pays horloger. Celle-ci s’occupe plus particulièrement de l’organisation des pots d’accueil aux touristes sur différents lieux du territoire, qui s’étend du val de Morteau jusqu’à Saint-Hippolyte. « Chaque lundi de juillet-août, nous proposons un apéritif de bienvenue où le Comté a toute sa place aux côtés de la saucisse de Morteau, du gâteau de ménage et des limonades locales », explique-t-elle. Les touristes peuvent non seulement goûter deux Comté de deux affinages différents, offerts par la fruitière la plus proche, mais trempent aussi le pic dans une fondue au Comté, préparée par l’équipe de salariés et bénévoles de l’office, avec souvent la présence d’un membre des Amis du Comté.
Les offices de tourisme, un rôle structurant
« Ce relais des offices de tourisme locaux est très important pour faire connaître l’ancrage territorial du Comté. Ils jouent un rôle de plus en plus structurant. Nous avons signé douze conventions avec des offices de tourisme de toute la zone AOP Comté, qui valorisent le Comté sur leurs réseaux sociaux, sites web, guides de destination ou sur des actions terrain comme ces pots d’accueil. Et nous poursuivons nos collaborations historiques avec Doubs Tourisme, Montagnes du Jura et plus récemment Jura Tourisme sur diverses actions », souligne Aurélia Chimier, responsable Communication au CIGC. Ces Routes du Comté, qui soufflent leurs 25 bougies cette année, font l’objet d’une nouvelle mise en avant sur un site web plus adapté à l’exploration touristique du pays du Comté.
Par la rencontre, les Amis du Comté racontent leur fromage

En 2025, lors de 105 animations culinaires, gustatives et pédagogiques, ces ambassadeurs volontaires du Comté réunis sous statut associatif, sont allés à la rencontre des vacanciers sur les sites touristiques les plus fréquentés de Bourgogne Franche-Comté. Parmi eux, les cascades du Hérisson, la Citadelle de Besançon, les salines de Salins et celles d’Arc-et-Senans, le saut du Doubs, la cité de la gastronomie de Dijon, etc.Ils offrent ainsi une première rencontre avec le Comté là où on ne l’attend pas, pour inviter les vacanciers à découvrir les lieux où il est fabriqué et affiné.